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Jean, Fredeline (2026). IA et stress professionnel dans l’enseignement de l’anglais au Japon. Élaboration d’un cadre conceptuel CHSM et TPACCK (mémoire de maîtrise en Éducation, Université TÉLUQ, Québec, Canada). Direction : Angulo Mendoza, Gustavo Adolfo.
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Licence : Creative Commons CC BY-NC-ND. |
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| Catégorie de document : | Thèses et mémoires |
|---|---|
| Évaluation par un comité de lecture : | Oui |
| Étape de publication : | Non publié |
| Résumé : | Au Japon, l’enseignement de l’anglais se déroule dans un espace de tension entre des ambitions nationales de modernisation et des traditions pédagogiques bien enracinées. Le projet de Société 5.0, promu par le gouvernement, illustre cette volonté de modernisation technologique et culturelle, tandis que la méthode communicative (CLT), encouragée par le ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie du Japon (MEXT), impose aux enseignants japonais d’adopter des pratiques moins familières, axées sur la spontanéité, la communication et la prise de parole. Ces orientations, bien que porteuses d’innovation, provoquent des défis identitaires et professionnels pour des enseignants souvent formés dans un cadre hiérarchique où l’erreur est redoutée et la maîtrise linguistique perçue comme garante de légitimité. Depuis plus de trois décennies, le programme Japan Exchange and Teaching (JET) et la présence d’assistants étrangers (ALT) ont cherché à combler ces écarts en soutenant la mise en œuvre du CLT. Toutefois, les recherches démontrent que le flou des rôles, les tensions interculturelles et les inégalités d’accessibilité sont des facteurs qui limitent la portée de ces réformes. Dans ce contexte, l’intelligence artificielle (IA) s’impose comme un nouveau partenaire possible pour les enseignant japonais. En tant qu’outil adaptatif et évolutif, elle peut offrir un soutien à la fois linguistique, pédagogique et émotionnel, tout en respectant les sensibilités culturelles propres au système éducatif japonais. Ce mémoire repose sur une synthèse narrative et interprétative s’inscrivant dans la perspective de Paillé & Mucchielli (2021). Ce faisant, ce mémoire assume la dimension interprétative de l’analyse en sciences humaines et vise à élaborer une structure conceptuelle rigoureuse des phénomènes étudiés. Pour arriver à cette fin, les sources ont été sélectionnées selon la pertinence de leur contribution thématique. En d’autres termes, les sources mobilisées contribuent à éclairer les tensions structurelles propres à l’enseignement de l’anglais au Japon en fonction de l’un des trois critères ou principes qui ont guidé la constitution du corpus. Le premier principe repose sur six axes centraux soit ; l’enseignement de l’anglais au Japon ; le modèle de coenseignement (ALT) et la méthode communicative ; le projet de Société 5.0 ; les tensions identitaires et professionnelles des enseignants ; les cadres théoriques liés au stress et à l’agentivité ; et finalement l’IA envisagée comme assistant pédagogique. Le deuxième principe repose sur un double ancrage, japonais et international. Des études japonaises ont été mobilisées pour comprendre le paysage éducatif, sociolinguistique, politique et socioculturel local. Parallèlement, des travaux internationaux ont permis d’examiner les cadres conceptuels et les dynamiques émergentes, notamment en matière d’IA en éducation, de transformation numérique, d’agentivité enseignante, ainsi que les modèles CHSM, TPACK et TPACCK. Le troisième principe tient compte de l’évolution rapide des technologies et de leurs effets sociétaux. Pour répondre aux exigences de ce dernier principe, des articles journalistiques et documents d’actualité ont été retenus lorsqu’ils contribuaient à contextualiser les débats publics et les perceptions locales. Des documents institutionnels et interdisciplinaires, notamment des rapports gouvernementaux, d’organismes de recherche stratégique ou des publications spécialisées, ont également été intégrés pour éclairer le cadre structurel et politique. Ainsi, le corpus est composé majoritairement d’études empiriques qui documentent les tensions vécues par les enseignants et de travaux théoriques qui fournissent une grille d’analyse pour leur interprétation. Le corps de l’analyse mobilise d’abord le Challenge-Hindrance Stress Model (CHSM) pour identifier les facteurs perçus comme défis ou obstacles dans l’intégration des technologies éducatives. L’analyse se poursuit avec le modèle TPACCK comme prolongement opérationnel intégrant les dimensions affectives et culturelles à la réflexion technopédagogique. Trois constats analytiques se dégagent de cette réflexion. D’abord, l’IA peut constituer un levier d’agentivité pour les enseignants. Ensuite, si son intégration est contextualisée de manière adéquate, l’IA peut réduire le stress technopédagogique. Finalement, dans un cadre de coenseignement humain-IA, l’outil peu encourager une redéfinition positive du rôle enseignant. Ces constats invitent les enseignants à envisager l’IA non pas comme une menace, mais comme un partenaire de soutien pédagogique et émotionnel. L’aboutissement de cette recherche invitent les décideurs à développer des modèles d’accompagnement sensibles aux réalités culturelles locales. |
| Déposant: | Breault, Claude |
| Responsable : | Claude Breault |
| Dépôt : | 26 oct. 2026 18:29 |
| Dernière modification : | 26 oct. 2026 18:29 |
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