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Morneau-Guérin, Frédéric
ORCID: https://orcid.org/0000-0001-7610-4648
(2026).
Note critique : De quelle vérité parle le christianisme?. L’Action nationale.
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- action-nationale_qc.pdf
Contenu du fichier : Version de l'éditeur |
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| Catégorie de document : | Articles de revues |
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| Évaluation par un comité de lecture : | Non |
| Étape de publication : | Publié |
| Résumé : | « Qu’est-ce que la vérité? » (Jean 18, 38). L’une des questions les plus célèbres de l’histoire du christianisme n’est pas posée par un théologien, mais par un magistrat romain pressé d’en finir. Devant Pilate, le Christ vient d’affirmer qu’il est venu dans le monde « pour rendre témoignage à la vérité » (Jean 18, 37). Pilate réplique par sa question, puis sort sans attendre la réponse. La scène peut se lire comme la confrontation de deux usages du même mot : Jésus inscrit la vérité dans le registre du témoignage et de la confiance que mérite le témoin; Pilate, en magistrat, la rapporte plutôt à ce qu’une enquête permettrait d’établir. Ils prononcent le même mot; rien n’assure qu’ils lui donnent le même sens. C'est cette dissociation des deux sens de la vérité que Jean-Pierre Castel érige en thèse dans La mal nommée vérité du christianisme. D'emeth à alètheia. Lorsque le christianisme revendique le mot « vérité » — et il le revendique, c’est là l’un des traits remarquables de son histoire doctrinale, avec une insistance que Castel tient pour singulière dans l’histoire des religions —, il commettrait, ou du moins perpétuerait, une équivoque en désignant du nom grec de la vérité rationnelle une réalité relevant d'un tout autre ordre, celui de la fidélité et de la confiance. L’idée, souvent reprise sous des formulations diverses, selon laquelle la science et la religion rechercheraient chacune à sa manière la vérité reposerait ainsi, selon Castel, sur une confusion lexicale devenue au fil des siècles une confusion intellectuelle. L’enjeu ne serait pas seulement sémantique : l’équivoque aurait permis à la vérité religieuse d’emprunter à la vérité rationnelle son prestige épistémique, sa prétention à l’universalité et jusqu’à son caractère exclusif. Ce qui relève de la confiance accordée à une parole aurait ainsi pu se présenter comme relevant du même ordre que ce qui s’impose à tout esprit raisonnable. L'ouvrage prolonge une enquête entamée il y a quelques années. En effet, dans La Mathématisation du temps, essai paru en 2024, Jean-Pierre Castel et Jean-Claude Simard soutenaient que la véritable rupture accomplie par la science moderne ne résidait pas d'abord dans une décision nouvelle de mathématiser la nature — entreprise déjà bien engagée chez les Grecs —, mais dans l'apparition de concepts physiques inédits, au premier rang desquels le principe d'inertie, qui rendirent possible la mathématisation du mouvement et du temps. Une seconde thèse, plus polémique, accompagnait la démonstration : rien ne permettrait d'attribuer au christianisme un rôle déterminant dans la naissance de la science moderne. |
| Adresse de la version officielle : | https://action-nationale.qc.ca/de-quelle-verite-pa... |
| Déposant: | Morneau-Guérin, Frédéric |
| Responsable : | Frédéric Morneau-Guérin |
| Dépôt : | 28 sept. 2026 12:53 |
| Dernière modification : | 28 sept. 2026 13:25 |
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