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Les retours en emploi post-retraite : les fins de carrière du futur ? [r-libre/1293]

Tremblay, Diane-Gabrielle et Lazzari Dodeler, Nadia (2017). Les retours en emploi post-retraite : les fins de carrière du futur ?. Vie et vieillissement, 14 (2), 21-32.

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Catégorie de document : Articles de revues
Évaluation par un comité de lecture : Oui
Étape de publication : Publié
Résumé : La prise de conscience du vieillissement démographique dans de nombreux pays a mis la question de la retraite au premier plan. Planifier la relève de la main-d’oeuvre est un réel défi pour nos sociétés vieillissantes (Tremblay, 2014, 2010, 2007 ; Tremblay et Genin, 2010). Si la retraite semble à premier abord aller de soi, associant la population des retraités à « l’ensemble des personnes d’un certain âge qui ont cessé définitivement de travailler » ou encore qui perçoivent une pension (Crenner, 2006 : 43), la notion de retraite renvoie en fait à diverses réalités. On pense habituellement à un évènement ponctuel dans l’existence de l’individu, un point de transition entre un monde de labeur et un monde de loisirs et de repos bien mérités. Or, cette vision de la retraite change. Tout d’abord, parce que les frontières entre travail et retraite sont de plus en plus brouillées. De nombreux auteurs distinguent maintenant le fait de quitter un emploi de long terme à un âge traditionnellement relié à celui de la retraite et le fait de prendre sa retraite tel qu’on l’entend communément, à savoir toucher une pension et arrêter définitivement toute activité rémunérée (Maestas, 2010; Bonikowska et Schellenberg, 2014). Ainsi, la transition vers cette retraite pleine et entière est parfois longue et complexe, nombre d’individus alternant entre retraite et travail, ou encore cumulant les deux. (Tremblay, 2014, 2010). Par ailleurs, si l’on peut parler de « transition », et identifier les diverses étapes qui jalonnent la prise de retraite, on préfèrera comme Boboc et Metzger (2013) l’idée de « passage », dès lors que l’on se situe du point de vue du travailleur vieillissant. En effet, il s’agirait moins d’une transition d’un état connu à un autre, comme le voudrait une vision stéréotypée de la retraite (Lesemann et D’Amours, 2010: 397), que d’un passage vers quelque chose de nouveau, une occasion de se reconstruire, de faire autre chose ou de faire autrement. Dans ce contexte, nous nous intéressons aux retours en emploi post-retraite et aux personnes qui décident de revenir sur le marché du travail après avoir quitté un emploi et touché une pension de retraite. Si de nombreuses études portent sur le travail en fin de carrière, peu d’entre elles s’intéressent au vécu du travail de l’autre côté de cette « frontière » (Ekerdt, 2010) de la retraite. Pour qualifier le retour sur le marché du travail, certains auteurs parlent de « retraite inversée » ou « unretirement » (Maestas, 2010), ou encore évoquent le fait de « mettre fin à sa retraite ». Toutefois, cette démarche de retour à l’emploi correspond-elle à un déni pur et simple du statut de retraité, ou constitue-t-elle une voie vers une nouvelle définition de celui-ci? Notre étude vise à étudier les nouvelles modalités de la retraite et du travail pour tenter de comprendre le futur de la retraite et du travail, lors de l’avancée en âge. Si les aspirations des travailleurs post-retraite ne peuvent représenter celles de l’ensemble des travailleurs vieillissants et des retraités, ce groupe constitue néanmoins une minorité non-négligeable. 2 S’agit-il en effet d’imposer une retraite plus tardive, sans se préoccuper de l’état de santé et des aspirations de travailleurs qui changent avec le temps ? On n’a ni les mêmes attentes, ni les mêmes capacités physiques et cognitives lorsqu’on avance en âge, et si les capacités cognitives et intellectuelles peuvent s’accroître avec l’âge, ce n’est pas le cas dans tous les types d’emplois. Ainsi, les travailleurs vieillissants sont inégaux sur ces différents aspects, d’où le caractère arbitraire d’instituer un âge obligatoire de retraite. Comme le suggèrent Faurie et al. (2008 : 139) : « [La retraite] pourrait à l’avenir être davantage conçue selon les intérêts et les capacités des individus plutôt que selon des critères d’âge formels ». Côté (1991) prône « l’adoption d’une politique de retraite plus individualisée et qui tienne compte des besoins individuels et organisationnels ».
Déposant: Tremblay, Diane-Gabrielle
Responsable : Diane-Gabrielle Tremblay
Dépôt : 05 déc. 2017 16:31
Dernière modification : 05 déc. 2017 16:33

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